Si vous êtes en position d'acheter des moniteurs d'affichage médical pour des applications diagnostiques, voici un acronyme que vous ne pouvez pas vous permettre d'ignorer : DICOM.
Géré par la National Electrical Manufacturers Association (NEMA) en partenariat avec l'American College of Radiology (ACR), Digital Imaging and Communications in Medicine (DICOM) est la norme internationale concernant la façon dont les images médicales acquises par diverses modalités et stockées dans un système d'archivage et de communication d'images (PACS) doivent être affichées numériquement pour obtenir les meilleurs résultats pour les patients.
Plus précisément, cet ensemble de directives se concentre sur :
- Luminance (luminosité)
- Contraste (plage acceptée de gris et de noirs)
DICOM établit une plage de valeurs pour la luminosité et le contraste dans laquelle les valeurs des pixels des images numériques doivent être mappées à l'écran. Il y a deux raisons à cela :
- Obtenir des représentations d'images médicales de la meilleure qualité et les plus fidèles sur un écran
- Établir des vues cohérentes des images sur différents écrans dans l'ensemble des établissements de santé, quels que soient les emplacements des postes de radiologie, afin de réduire les erreurs
L'objectif ultime de la norme DICOM est, bien sûr, un niveau élevé d'exactitude dans l'interprétation des images.
Comment cela fonctionne
Les valeurs de luminosité et de contraste sont présentées selon une courbe en conformité avec le fonctionnement de l'œil humain. À mesure que les niveaux de luminosité augmentent, nous avons besoin d'un contraste plus important et d'une gamme plus large de gris pour pouvoir détecter les subtilités présentes dans les images médicales. Une table de correspondance (LUT) associe les valeurs de gris à la luminosité nécessaire.
Cela fait du DICOM une norme réellement objective. La manière dont les radiologues examinent les images médicales ne dépend pas des préférences individuelles de l'utilisateur, d'un affichage spécifique ou d'une modalité d'imagerie particulière. Il s'agit plutôt de mesures des valeurs de pixels et de modèles de la façon dont les humains perçoivent le contraste à différents niveaux de luminosité.
Voici un exemple du résultat final. Comme vous pouvez le voir, une image conforme au DICOM est supérieure à une image qui ne l’est pas.

Niveaux de gris contre couleur
Tout ce qui a été discuté jusqu'à présent concerne la Fonction d'Affichage Standard en Niveaux de Gris (GSDF) de DICOM. À ce jour, la norme DICOM ne couvre que la présentation numérique des images en niveaux de gris.
Mais cela va bientôt changer.
Les images en couleur sont une partie de plus en plus importante du processus diagnostique pour de nombreuses modalités et applications. Actuellement, les radiologues doivent utiliser le GSDF du DICOM — ou pire, des moniteurs d'affichage couleur grand public — pour visualiser et interpréter des images en couleur. Les deux options sont inadéquates. C'est pourquoi la fonction d'affichage standard couleur DICOM (CSDF) a été recommandée et est en cours d'examen.
Étalonnage
En plus de dicter comment les images médicales doivent être présentées sur les écrans, le DICOM régit également la manière dont l'étalonnage doit être effectué. L'étalonnage est le processus consistant à amener un moniteur en conformité avec la norme DICOM et à maintenir cette conformité sur le long terme.
Un étalonnage continu est nécessaire en raison des changements des conditions ambiantes autour des postes de travail de radiologie qui affectent la luminosité du moniteur et la visibilité des détails dans les images. De plus, si les radiologues utilisent des écrans grand public, la luminosité du moniteur se dégrade avec le temps.
Les utilisateurs de moniteurs d'affichage grand public ont une bataille plus ardue en matière de conformité DICOM. Ces moniteurs ne sont pas disponibles dans le commerce déjà calibrés selon les normes DICOM. Ce n’est pas idéal pour les raisons suivantes :
- Les radiologues doivent perturber leur flux de travail et leur concentration pour calibrer manuellement ces moniteurs et vérifier fréquemment leur état, ce qui est distrayant et fait perdre un temps précieux à l'interprétation des images.
- Cela introduit le risque d’erreur humaine.
- Si l’écran grand public n’a pas la portée nécessaire pour visualiser correctement les images et les moyens de maintenir la cohérence, ces instabilités peuvent invalider les efforts d’étalonnage et entraîner la perte de détails dans les images.
D'autre part, les moniteurs d'affichage de diagnostic sont déjà calibrés DICOM et Un calibrage supplémentaire est automatique. Des capteurs sont intégrés à l’avant de l’écran, où ils mesurent la luminosité dans la direction depuis laquelle les radiologues visualisent les images, plutôt que de mesurer uniquement à partir de l’éclairage arrière du moniteur. Avec un haut niveau de précision, ces capteurs fixes mesurent les changements de luminance des conditions ambiantes et effectuent des ajustements en temps réel de la présentation des images. Ils peuvent également stocker et suivre les mesures de calibrage pendant la durée de vie de l’écran, ce qui fournit des enregistrements utiles en cas de litige juridique. La facilité et l’automatisation du calibrage DICOM ne sont qu’une des nombreuses raisons pour lesquelles les écrans médicaux sont un choix supérieur aux écrans grand public.

En résumé, en restant conscient des normes DICOM et en les respectant, et en choisissant un moniteur médical qui gère le calibrage pour votre équipe de radiologie, vous pouvez bénéficier d’une plus grande confiance diagnostique et être assuré que les patients bénéficieront d’un accès à des images de la meilleure qualité.
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